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Bilal Amrani, Chef au 1850,
Hôtel La Sivolière*****
Courchevel 1850
 
Bilal Amrani appartient à cette génération de jeunes chefs extrêmement talentueux dont le crédo est avant tout de révéler une cuisine gastronomique française moderne où se mêlent authenticité, créativité et perfection.
 
Chef du restaurant "Le 1850" de l'hôtel La Sivolière***** à Courchevel depuis 2007, le chef Amrani propose, dans un cadre ultra cosy et raffiné où règne un luxe discret, une carte composée de plats savoureux et subtils dédiés à une clientèle exigeante, venant essentiellement de l'étranger, à la recherche de l'excellence et de l'art de vivre en altitude.
 
 
 
 
 
 


Vous avez déclaré : "Ma carte est une carte d'inspirations". Tel un artiste, vous composez des plats colorés mettant en valeur les produits nobles et authentiques de la région, tout en créant de vraies œuvres racontant chacune une histoire. Expliquez-nous ce qui vous inspire au moment de concevoir un plat ? Choisissez-vous des thématiques ?
Je pense que ce qui m’inspire tout d’abord c’est le produit. J’ai toujours l’habitude, quand je crée une carte, de cibler un produit qui va être la base de mon assiette, et toujours travailler celui-ci sans le dénaturer, il faut le sentir ! Je ne pense pas avoir de thématique, la cuisine est un métier de partage et d’échange, donc nous nous concertons souvent avec mon Second Jules Pronost. Nous faisons des essais, nous prenons des photos pour pouvoir gommer nos imperfections afin d’obtenir le rendu final je me suis imaginé.

Votre cuisine, raffinée et savoureuse, revendique un héritage ensoleillé. Aujourd'hui, l'art culinaire prend toute sa dimension à la fois dans la création des plats mais également dans leur mise en valeur dans les assiettes. La vaisselle joue donc un rôle fondamental dans la présentation. Devient-elle une source d'inspiration ?
Pour ma part je trouve que la vaisselle a un rôle très important dans la mise en scène du plat, l’histoire que vous voulez partager avec vos convives, donc je dirais que pour certains plats, oui la vaisselle peut-être une véritable source d’inspiration.

Le restaurant gastronomique "Le 1850" a obtenu trois fourchettes rouges au guide Michelin 2013. Une récompense qui est le résultat d'un long travail minutieux et d'une recherche de la perfection. Une distinction annonciatrice d'une future étoile ?
Oui bien sûr. J’espère obtenir prochainement une étoile, ce serait pour moi la plus belle récompense que je puisse recevoir pour tout le travail fourni, tant par moi-même que par la brigade qui me suit depuis de nombreuses années. C’est avant tout une belle aventure collective. C’est également une motivation supplémentaire qui me pousse à me dépasser chaque saison, pour surprendre et ravir les papilles des clients du « 1850 », ils m’encouragent et me soutiennent beaucoup également !

Chaque chef a son style. Avez-vous un plat "Signature" ou un plat de prédilection ? Que recherche votre clientèle en quête de nouvelles saveurs ?
J'ai en effet un plat "Signature", l’œuf de poule cuit à juste température aux morilles et viande des grisons. C’est un plat sur lequel j’ai passé beaucoup de temps pour allier technique de cuisson, dressage, et équilibre des saveurs. Nos clients l’adorent, c’est devenu un classique de la carte ! Je pense que notre clientèle veut que l’on sélectionne les meilleurs produits en les cuisinant le plus simplement possible pour garder toute leur saveur. Par exemple, cette saison, nous allons mettre à l’honneur pour nos clients le concept "0 kilomètre", c’est-à-dire utiliser au maximum des produits de la vallée venant des petits producteur. Pourquoi aller chercher ailleurs alors que nous avons la chance d’avoir de superbes produits et producteurs dans la région.

Le terme de "gastronomie" a tendance à être galvaudé, à perdre de sa noblesse et de sa grandeur. Quelle pourrait être votre devise en matière de gastronomie ?
Pour moi, la gastronomie c‘est de bien sélectionner les produits, savoir les embellir sans les dénaturer.


Bilal Amrani
Né à Carpentras où il fait ses classes, Bilal Amrani part ensuite en Angleterre pour se perfectionner. Depuis 2007, il est le Chef du "1850" à la Sivolière***** durant les saisons d'hiver. L'été, il rejoint l'hôtel La Messardière***** à Saint-Tropez ou à Marrakech au Es Saadi Palace. En 2013, Bilal Amrani a obtenu trois fourchettes au Michelin.

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